Après l’arrêt des négociations du Tafta, Interbev demande l’arrêt du Ceta

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Web-agri | 1 septembre 2016

Après l’arrêt des négociations du Tafta, Interbev demande l’arrêt du Ceta

par Lucie Roth

Le gouvernement français a annoncé son intention de se retirer des négociations du Tafta. Une décision dont se félicitent les professionnels de la filière élevage et viande, mobilisés « depuis près de trois ans ». Mais Interbev ne veut pas s’arrêter là et demande désormais que les négociations du Ceta, petit frère du traité transatlantique, entre le Canada et l’Union européenne, soient également stoppées.

S’ils se félicitent de la volonté de la France de mettre un terme aux négociations du traité transatlantique Tafta (ou TTIP), les professionnels de la filière viande « restent mobilisés contre cet accord - que la Commission européenne semble déterminée à conclure - ainsi que contre le Ceta, l’accord économique et commercial global entre l’Union européenne et le Canada aux enjeux et vices parfaitement similaires... pourtant en voie d’être ratifié avec l’aval de la France ».

Qualifiant le Ceta d’accord « beaucoup moins médiatique mais tout aussi dangereux », les professionnels d’Interbev estiment qu’il a été négocié « dans la plus totale opacité » et qu’il est « irrespectueux des attentes des citoyens français en matière d’alimentation ». D’après Interbev, « 65 000 tonnes de viande bovine canadienne issues de véritables fermes usines contenant plusieurs dizaines de milliers de bovins engraissés au maïs OGM, aux farines animales et aux antibiotiques, arriveront demain, sans droits de douane, sur le marché européen ».

Interbev juge que cet accord « contribuera à accélerer encore un peu plus la disparition du cheptel de bovins de races à viande français » et « encourage le gouvernement et l’ensemble des parlementaires français à s’opposer fermement à la ratification du Ceta ».

source: Web-agri