Harper défend le TLC avec la Colombie en dépit de critiques sur les droits de l’Homme

AFP / 11 août 2011

Harper défend le TLC avec la Colombie en dépit de critiques sur les droits de l’Homme

BOGOTA - Le Premier ministre canadien Stephen Harper a défendu mercredi à Bogota l’entrée en vigueur lundi d’un traité de libre-échange avec la Colombie, en dépit des critiques de défenseurs des droits de l’Homme face aux violations de droits rapportées dans ce pays.

Nous sommes ici pour souligner un moment historique avec l’entrée en vigueur d’un traité de libre-échange (TLC) entre la Colombie et le Canada, a déclaré M. Harper au cours d’une conférence de presse au côté du président colombien Juan Manuel Santos.

La Colombie a une économie florissante qui offre un potentiel incroyable an niveau des liens commerciaux avec des entrepreneurs canadiens, a ajouté le Premier ministre canadien, arrivé mercredi matin à Bogota dans le cadre d’une tournée régionale en Amérique latine.

Répondant à une question d’un journaliste sur la mise en oeuvre de cet accord, à laquelle s’opposait au Canada le Parti libéral (opposition) en raison de la gravité des violations des droits de la personne en Colombie, M. Harper a estimé que les questions de prospérité et de droits humains sont liées.

Il n’y a pas de conflit entre le commerce et les droits de la personne, a-t-il ajouté en estimant que les critiques étaient en réalité le fait de protectionnistes ayant peu de considérations pour les droits de l’Homme.

Nous sommes fiers de nos partenaires colombiens, a-t-il ajouté en précisant que le TLC avec la Colombie contenait des clauses relatives au respect de l’environnement et des droits humains.

La Colombie est actuellement le deuxième marché en Amérique latine pour les exportateurs canadiens. Plus de 70 entreprises canadiennes, provenant en particulier du secteur du pétrole et des mines, ont investi dans le pays. Le commerce bilatéral a atteint 1,4 milliards de dollars en 2010.

Le président colombien Juan Manuel Santos a pour sa part salué l’entrée en vigueur de l’accord, le 15 août, en soulignant qu’il favoriserait l’emploi et la lutte contre la misère qui touche près de la moitié des Colombiens.

La Colombie, comptant encore deux guérillas d’extrême gauche en conflit avec les forces de l’ordre, a fait l’objet ces dernières années de dures critiques des organisations de défense des droits de l’Homme, notamment pour les abus de l’armée, accusée d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées.

Stephen Harper, en provenance du Brésil, devait quitter la Colombie dans la journée à destination du Costa Rica puis du Honduras, dans le cadre d’une tournée régionale destinée à resserrer les relations avec l’Amérique latine, continent avec lequel le Canada a signé ou négocié plus d’une vingtaine d’accords de libre-échange.

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source: AFP