La Commission européenne propose un contingent de 70 000 t de viande bovine

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Web Agri | 29 septembre 2017

La Commission européenne propose un contingent de 70 000 t de viande bovine

Après la mise en route provisoire et progressive du Ceta, l’accord commercial entre l’UE et le Canada, l’Union européenne négocie avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Bolivie) pour un autre accord de libre-échange. Jeudi 28 septembre 2017, la Commission « a proposé aux États membres d’octroyer un contingent tarifaire annuel de 70 000 tonnes équivalent carcasse de viande bovine, partagé de manière égale entre viande fraîche et viande congelée », comme le rapportent les députés PPE Michel Dantin et Joseph Daul.

« La commission européenne a perdu tout sens des réalités », dénoncent les deux eurodéputés dans un communiqué. La capacité du secteur viande bovine à absorber des concessions commerciales a des limites, d’autant plus qu’il a été sévèrement impacté par la crise laitière de 2015-2016 et doit faire face à des problèmes de compétitivité et de baisse de la consommation de viande dans un contexte d’incertitudes liées au Brexit. »

Les élus s’interrogent : « Où sont les études sanitaires sur l’impact d’un tel marchandage ? Où est la protection de consommateur alors que le scandale de la viande bovine brésilienne faisait les grands titres il y a moins de six mois ? »

Le Brésil et l’Argentine exportent presque exclusivement des pièces nobles de viande bovines représentant 8 % du poids d’un animal. « La Commission européenne propose donc de rayer de la carte plus d’un 1,7 million d’animaux en Europe, soit le bassin allaitant du massif central en France ou un quart de la production irlandaise ! Quel impact environnemental pour des territoires qui seront à terme livrés à l’ensauvagement et aux feux de forêt ?? »

Autre argument avancé par les élus : « La Commission européenne oublie bien vite que le risque europhobe et populiste était à nos portes il y a peu ; il n’a pas disparu et les agriculteurs croient en une Europe qui les protège voulue par les Présidents Jean-Claude Juncker et Emmanuel Macron plutôt qu’une Europe qui les vend aux plus offrant proposée par les fonctionnaires européens issus de l’ancien système européen des années 1980. »

« Nous demandons aux pays producteurs européens et au Parlement européen de s’opposer avec force à une telle proposition et à la Commission européenne de corriger rapidement le tir ! »

source: Web Agri