Libre-échange: l’UE tend la main au Golfe

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Le Figaro | 1 février 2017

Libre-échange: l’UE tend la main au Golfe

L’Union européenne espère reprendre les discussions sur un accord de libre-échange avec les six monarchies du Golfe, en panne depuis des années, a déclaré mardi à Ryad le vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen. "Nous aimerions reprendre les négociations sur l’accord de libre-échange avec le CCG", a déclaré M. Katainen à l’AFP. Le CCG regroupe le Qatar, le Koweït, Oman, Bahreïn, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Les choses sont à présent différentes avec un "élan politique" en faveur de ces négociations, a-t-il dit, à l’issue de discussions avec des responsables saoudiens à Ryad, où il s’est rendu après une visite aux Emirats arabes unis. "C’est assez intéressant de voir que les autorités ici et aux Emirats conviennent que la situation politique est relativement inquiétante", a ajouté M. Katainen, également commissaire européen à l’Emploi et à l’investissement.

Il a parlé d’un "protectionnisme grandissant" et dit que la politique isolationniste du président américain Donald Trump pourrait donner une impulsion aux efforts visant à conclure un accord entre l’UE et le CCG. Le 23 janvier, DonaldTrump a signé l’acte de retrait des Etats-Unis du traité de libre-échange transpacifique (TPP).

Selon M. Katainen, la nécessité pour les économies de l’UE et des pays du Golfe de se "moderniser" est un autre facteur qui favorise une reprise des discussions. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, est engagée dans une politique de diversification de son économie pour réduire sa dépendance à l’or noir, dont la chute des prix depuis la mi-2014 a conduit les autorités à adopter des mesures d’austérité sans précédent.

Lancées en 1990, ces négociations ont été suspendues en 2010 par le Conseil de coopération du Golfe (CCG) en raison de l’insistance de l’UE à inclure dans l’accord un volet sur les droits de l’Homme et de l’opposition du CCG au maintien du niveau élevé des taxes sur les importations de produits pétroliers en Europe.

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source: Le Figaro