Mise à niveau : Un rempart contre la disparition des entreprises locales

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Chateau News | 8 février 2018

Mise à niveau : Un rempart contre la disparition des entreprises locales

Par Boubakary Moussa

Si le secteur agroalimentaire au Cameroun a mal depuis la ratification des accords de partenariat économique entre l’Union Européenne et le Cameroun, les entreprises camerounaises peuvent compter sur le Bureau de Mise à Niveau pour résister.

Dans une région comme celle de l’Adamaoua où l’économie locale est maintenue sous la perfusion de la rente de l’élevage bovine, la question de la compétitivité de la filière agroalimentaire demeure en suspense. Pour la deuxième fois en l’espace de deux ans, le Bureau de Mise à Niveau se dépolit dans le château du Cameroun pour une opération séduction au près des entreprises locales pour les inciter à adhérer à ce nouveau programme du gouvernement.

Si l’on en croit les chiffres du Ministère de l’économie de la planification et de l’aménagement territoire (MINEPAT), en l’espace de 4 ans, le nombre des entreprises mise à niveau est passé de 200 à 600. Au total 540 entreprises ont été financées sur fonds propres de l’État en partenariats avec les banques locales et 60 par l’Union Européenne.

Le programme alloue 80% du financement de l’investissement immatériel et le reste par l’entreprise bénéficiaire.

« C’est un partenariat basé sur le volontarisme. Le but étant de renforcer la compétitivité du secteur privé agro-alimentaire, avec comme incidence direct le relèvement de niveau des entreprises et leurs plafonnement aux systèmes de management selon les normes de références internationales »,

Confie Chantal ELOMBAT en charge du Bureau de Mise à Niveau.

Depuis la ratification par le Cameroun, le 22 juillet 2014 de l’accord de partenariat économique avec l’Union Européenne les petites et moyennes entreprises camerounaises sont menacées par le spectre de déflagration. Les données statistiques sont rares et souvent erroné. Il est difficile de mesurer le gouffre du spectre d’aliénation.

Entre le coût exorbitant des facteurs de production (énergie, télécommunication, transport…), la déflation et l’assèchement de crédit et la réduction drastique de financement, l’agence a beau rappeler les mérites de mise à niveau, les entreprises locales sont moins enclin à adhérer.

Le nouveau gadget gouvernemental a mis en place des gardes fous pour prévenir des fâcheuses surprises. Ainsi les entreprises bénéficiaires doivent être de droit camerounais et à actionnaires majoritaire camerounais. En outre toute entreprise postulant doit avoir un chiffre d’affaire supérieur à 50 millions de FCFA.

Ce que les experts économiques ont qualifié de « nouveau tour de magie gouvernemental » s’inscrit dans la perspective du programme d’appui à l’amélioration de la compétitivité de l’économie camerounaise avec comme mot d’ordre « accompagner le secteur privé sur le tarmac de la modernité pour se positionner sur le marché intérieur et sous régional ». Reste plus qu’à espérer que les effets se fassent ressentir dans l’économie locale.

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source: Chateau News