Nouvelle version de bilaterals.org

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bilaterals.org | le 22 Juin 2009

Nouvelle version de bilaterals.org

Chers amis,

Aujourd’hui nous lançons le nouveau bilaterals.org, après avoir ajouté certaines fonctionnalités et donné au site un style nouveau. Les principaux changements apportés sont les suivants :

- Nous avons maintenant une section multimédia. Comme le reste du site, cette rubrique fonctionne selon le système de “publication ouverte”, afin que chacun puisse mettre en ligne vidéos, photos et documents audio, en plus des documents textes.
- Nous avons intégré le matériel provenant de fightingftas.org et amélioré l’espace réservé à l’actualité des mouvements de résistance contre les accords dits de “libre-échange” (ALE) et les traités bilatéraux d’investissement.
- Vous pouvez désormais trouver les informations par pays beaucoup plus facilement.
- Nous avons ajouté des liens supplémentaires vers des questions spécifiques, une fonction “envoyer cet article par mail” et refait la mise en page.

Le site accorde donc maintenant une place beaucoup plus importante aux luttes contre les ALE et fournit une plate-forme unique à tous ceux qui veulent échanger librement et ouvertement toutes sortes de matériaux, depuis les brèves d’information et vos propres commentaires aux photos et aux reportages vidéo relatifs aux luttes. Tous ces changements nous ont été réclamés par des militants du monde entier et ont été mis en œuvre sans changer la structure fondamentale de notre site.

Pour ceux qui ne seraient pas des habitués du site, nous présentons ci-dessous un bref historique de bilaterals.org.

Cinq années d’action

Le lancement de la nouvelle version intervient à quelques mois seulement de notre cinquième anniversaire qui aura lieu en septembre. Au cours des cinq dernières années, bilaterals.org est devenu un outil essentiel pour faire écho aux différentes luttes menées dans le monde contre les accords bilatéraux d’échange et d’investissement. Le site abrite actuellement 15 000 articles sur tous les types de négociations et de campagnes utilisées pour mettre en place les ALE. Il reçoit actuellement chaque jour 6 000 visiteurs du monde entier.

Il est très facile de s’impliquer dans bilaterals.org et de l’utiliser pour vos campagnes, comme matériel éducatif et pour la mobilisation :

- Pour publier des documents vous-mêmes, il vous suffit de cliquer sur “publier”. Dans la section multimédia, cliquez sur “mise en ligne”. Vous pouvez aussi commenter n’importe quel article ou discuter avec d’autres personnes intéressées.
- Si vous voulez vous charger d’une des rubriques, ou si vous voulez faire des suggestions pour améliorer le site, n’hésitez pas à nous contacter.
- Si vous avez envie de participer aux traductions, il y a toujours des petits travaux à faire dans ce domaine. Faites-nous savoir si vous pouvez nous aider bénévolement.
- Si votre organisation désire soutenir le site financièrement, nous vous remercions d’avance de votre contribution.

bilaterals.org n’appartient à personne ; il n’est contrôlé par personne. Un petit groupe travaille cependant en collaboration informelle pour assurer son fonctionnement au jour le jour. Vous pouvez rejoindre le groupe ou le contacter pour toute question ou suggestion, en écrivant à bilaterals.org@gmail.com.

Solidairement,
l’équipe de bilaterals.org
(Aziz Choudry, María Eugenia Jeria, Paul Pantastico, Renée Vellvé, Carlos Vicente)

A propos de bilaterals.org
juin 2009

bilaterals.org a été créé en 2004 comme un site de publication ouverte où les gens qui luttent contre les ALE pourraient échanger leurs informations, leurs analyses et travailler ensemble. A l’époque, il n’existait aucun outil permettant de suivre ce qui se passait dans le réseau mondial de plus en plus vaste des ALE et des accords d’investissement et toutes leurs ramifications. Ceux qui, partout dans le monde, faisaient campagne contre les accords bilatéraux avaient beaucoup de mal à établir le contact pour pouvoir partager leurs analyses et leurs expériences, et développer des stratégies plus ambitieuses et complémentaires. Plusieurs organisations ont été à l’origine de ce site collaboratif. Parmi elles, on trouve Asia-Pacific Research Network, GATT Watchdog, Global Justice Ecology Project, GRAIN, IBON Foundation et XminY Solidariteitsfonds.

Depuis, le site est devenu une ressource cruciale pour les mouvements sociaux, les ONG, les chercheurs, les journalistes et le public. Il sert en effet de centre de documentation : on y trouve aussi bien des reportages des médias, les textes des accords, des analyses critiques, du matériel de campagne et des outils éducatifs pour faire comprendre et exposer ces accords et mobiliser contre eux. Le site a aussi mis en lumière la nature profonde des accords bilatéraux, qui sont avant tout de puissants instruments aux mains de la privatisation, du néolibéralisme et des grandes entreprises.

Malgré l’échec de tentatives répétées pour essayer de sortir les discussions de l’OMC de la situation de blocage dans laquelle elles se trouvent depuis des années, et malgré le changement de gouvernement aux États-Unis au début de 2009, le réseau mondial des accords de libre-échange et d’investissement poursuit son expansion selon des lignes Nord-Sud, Nord-Nord ou Sud-Sud. En dépit des crises alimentaire et financière actuelles, qui démontrent une fois encore l’échec du modèle néolibéral, de nombreux gouvernements et les entreprises et investisseurs dont ils servent surtout les intérêts, continuent à nous entraîner dans la même impasse. Tandis que le pouvoir de la politique, de la finance et du lobbying s’accroît parmi les élites de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique du Sud et des autres pays “en développement”, les gouvernements du Sud encouragent plus que jamais les accords de libre-échange, et ce souvent au nom de l’intégration régionale. Pourtant la plupart de ces accords ne font que consacrer le modèle de croissance économique tant vanté par les idéologues du marché libre. Ce modèle implique plus de plantations pour les agrocarburants, plus d’OGM, plus d’exploitations minières, plus de projets d’infrastructures industrielles, plus de droits pour les multinationales et les investisseurs privés, plus de pressions pour forcer les populations à l’émigration, une précarité accrue de l’emploi, l’absence de véritable souveraineté pour les communautés locales et une pauvreté toujours plus grande. Dans le même temps, émergent entre les mains des grandes entreprises de nouvelles formes de consolidation du pouvoir.

Les mouvements de résistance contre les ALE - quelquefois camouflés sous l’appellation de “partenariat économique”(APE) ou d’“accord d’association”- se sont beaucoup développés. La lutte contre l’ALE US-Corée qui jouit d’une mobilisation soutenue parmi de nombreux secteurs de la société coréenne, la vaste résistance aux APE avec l’UE dans les pays Afrique-Pacifique-Caraïbes, les luttes acharnées menées en Colombie contre divers accords, l’opposition officielle des gouvernements de Bolivie et d’Equateur aux ALE avec les États-Unis et l’Europe, les remarquables mouvements contre le CAFTA (accord de libre-échange d’Amérique centrale) au Costa Rica et dans les autres pays d’Amérique centrale, et les luttes de plus en plus importantes contre les accords de libre-échange et d’investissement avec le Japon, la Chine, les États-Unis et l’Europe à travers toute l’Asie en sont autant de témoignages. Témoignage également, l’horrible massacre des peuples indigènes de l’Amazonie péruvienne au début du mois d’avril, en réponse à leurs protestations contre les nouvelles lois destinées à lever les restrictions sur l’exploitation minière, pétrolière, forestière et agricole dans la région pour mettre en œuvre l’ALE US-Pérou. Le nouveau bilaterals.org espère continuer à jouer un rôle dans ces luttes.

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