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Accord UE-Mercosur: les patrons veulent une ratification rapide

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Le Figaro | 26 novembre 2020

Accord UE-Mercosur: les patrons veulent une ratification rapide

Les organisations patronales de l’UE et des pays du Mercosur ont appelé ce jeudi dans une déclaration commune à ratifier rapidement l’accord commercial signé à l’été 2019, mais actuellement au point mort en raison de craintes sur ses conséquences en matière environnementale. «L’accord offre de très bonnes opportunités aux économies et aux sociétés des deux parties et il est d’une importance cruciale non seulement pour des raisons stratégiques et économiques, mais aussi dans une perspective de durabilité», écrivent les cosignataires, dont BusinessEurope du côté de l’UE. «Les opportunités commerciales créées par cet accord sont également importantes et urgentes pour la reprise après le choc créé par la pandémie de Covid-19», ajoutent-elles.

Elles craignent qu’un retard dans la ratification ne compromette le «plein potentiel des possibilités offertes» par cet accord, le plus important jamais conclu par l’UE. Le texte représente, selon elles, «une occasion unique» de démontrer l’engagement des deux parties «en matière de droits du travail et de droits environnementaux, puisque le chapitre sur le développement durable est le plus avancé» de tous les accords de libre-échange.

Conclu en grande pompe à l’été 2019 après 20 ans de discussions, cet accord est depuis 17 mois officiellement en cours de «finalisation», ce qui signifie qu’il est examiné par les services juridiques et traduit. Mais il fait l’objet de profondes interrogations dans plusieurs États membres de l’UE: les Parlements autrichien et néerlandais, qui doivent le ratifier comme l’ensemble des parlements européens, l’ont déjà rejeté sous sa forme actuelle, et la Belgique, l’Irlande, le Luxembourg ou la France sont réticents. Même Berlin, grand promoteur du texte, a récemment fait volte-face.

En cause: ses conséquences pour les agriculteurs européens, mais surtout les risques qu’il fait courir à l’environnement, en particulier la déforestation en Amazonie, favorisée par le président brésilien Jair Bolsonaro. Bruxelles a récemment dit attendre «un engagement clair» des pays du Mercosur pour s’assurer qu’ils respecteront le volet «développement durable» de l’accord.


 source: Le Figaro