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Brexit : Londres et Oslo s’accordent sur un accord de libre-échange temporaire

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Le Figaro | 21 octobre 2020

Brexit : Londres et Oslo s’accordent sur un accord de libre-échange temporaire

L’accord temporaire «s’appuie sur l’accord que la Norvège et le Royaume-Uni avaient négocié en avril 2019» dans le cas d’un Brexit «dur» sans accord.

La Norvège et le Royaume-Uni sont parvenus à un accord de libre-échange temporaire pour remédier aux effets du Brexit dans leurs relations commerciales à partir du 1er janvier 2021, a annoncé mercredi le ministère norvégien du Commerce. Londres avait pourtant refusé tout accord provisoire de ce type avec l’Union européenne -dont la Norvège n’est pas membre- et laissé passer la date butoir avec Bruxelles en juin.

«La Norvège et le Royaume-Uni sont d’accord pour conclure un accord temporaire sur les échanges de marchandises à partir du 1er janvier, jusqu’à ce qu’un accord de libre-échange entre en vigueur quelques mois plus tard», annonce le ministère dans un communiqué.

L’accord temporaire «s’appuie sur l’accord que la Norvège et le Royaume-Uni avaient négocié en avril 2019» dans le cas d’un Brexit «dur» sans accord, précise le ministère norvégien. «Il est important que le monde des affaires soit conscient qu’il s’agit d’un accord limité, tant en termes de portée que de durée», souligne Oslo. Cette solution provisoire est rendue nécessaire par le fait qu’il n’est «pas réaliste» selon la Norvège de parvenir à un nouvel accord complet d’ici au 1er janvier. Londres et Oslo avaient déjà annoncé fin septembre avoir conclu un accord sur la pêche, une des principales pommes de discorde qui demeurent entre Londres et l’Union européenne dans leurs négociations post-Brexit.

Bien que non-membre de l’UE, la Norvège fait partie de l’Espace économique européen (EEE), qui lui valait des échanges très fluides avec le Royaume-Uni, un de ses principaux partenaires commerciaux. Sorti de l’Union le 31 janvier, le Royaume-Uni ambitionne, lui, de signer avant la fin de l’année de nouveaux accords commerciaux avec le bloc européen, malgré des négociations qui patinent, mais aussi ses autres partenaires, principalement les États-Unis. En l’absence d’accord, les règles plus désavantageuses de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avec des droits de douane élevés, s’appliqueront.


 source: Le Figaro