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L’élevage doit être « systématiquement retiré » des accords commerciaux

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La France Agricole | 8 juin 2020

L’élevage doit être « systématiquement retiré » des accords commerciaux

par Lucie Pouchard

L’Alliance des éleveurs de ruminants, rassemblant les associations spécialisées de la FNSEA, appelle la Commission européenne à « mettre fin à la course effrénée à la conclusion d’accords de libre-échange incluant le secteur agricole ».

En lait comme en viande, les éleveurs de bovins, d’ovins et de caprins réunis sous l’Alliance des éleveurs de ruminants (1) s’opposent à la « folie libre-échangiste » dans laquelle s’est engagée la Commission européenne. « L’Europe doit, très vite, retrouver de la cohérence et revenir à la raison », estiment les associations spécialisées de la FNSEA dans un communiqué publié le vendredi 5 juin 2020. Afin que la souveraineté alimentaire reprenne tout son sens, les éleveurs exigent que les produits d’élevage soient systématiquement exclus de ces accords de libre-échange.

Des accords « incompatibles » avec une Pac plus verte

« Depuis la ratification du Ceta, la Commission européenne multiplie les accords de libre-échange avec les différentes régions du monde. Mercosur, États-Unis, Mexique, bientôt Nouvelle-Zélande et Australie : ces accords se suivent et se ressemblent », dénonce l’Alliance des éleveurs de ruminants. Et de rappeler « la menace sans précédent » que représente l’importation de ces produits d’élevage, bien loin des standards en vigueur sur le marché communautaire.

« De tels accords sont également, parfaitement incompatibles avec les politiques publiques agricoles et environnementales européennes ! », s’agacent les éleveurs. « À l’heure du verdissement de la politique agricole commune […] et du « Green Deal », comment Bruxelles peut, en même temps, encourager l’arrivée massive, dans les assiettes des consommateurs européens, de viandes bovines mexicaines issues d’animaux nourris aux farines animales, de viandes ovines réfrigérées et de lait néo-zélandais ayant parcouru des milliers de kilomètres ? »

Par ailleurs, la Commission européenne doit faire face à la réticence de certains États membres à l’égard des accords de libre-échange. Le vendredi 2 juin dernier, le Parlement néerlandais a notamment voté en défaveur de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur.


 source: La France Agricole