Le Congrès colombien freine la ratification de l’ALE avec la Corée

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("Un ALE avec la Corée nous fera descendre dans la rue !" disent les syndicalistes de la CUT)

Yonhap | 19 juin 2014

Le Congrès colombien freine la ratification de l’ALE avec la Corée

SEJONG, 19 Juin (Yonhap) — Le Congrès de la République de Colombie a décidé de remettre à plus tard sa décision de ratifier l’accord de libre-échange (ALE) avec la Corée du Sud, a indiqué ce jeudi un responsable du gouvernement de Séoul.

Le refus de la Chambre des représentants de la Colombie de ratifier ce pacte bilatéral contraste avec le feu vert donné récemment par le Sénat colombien, la chambre haute du Congrès. L’officiel, sous le couvert de l’anonymat, a noté que l’accord commercial, signé en février 2013, pourrait donc ne pas entrer en vigueur cette année.

Le texte de l’ALE doit être étudié pour déterminer s’il est conforme à la Constitution de la Colombie avant sa mise en application, a ajouté le membre du gouvernement. Le Parlement monocaméral de la Corée du Sud l’a ratifié en avril dernier.

D’après l’officiel, le report de la ratification en Colombie pourrait être un résultat de l’opposition de l’opinion publique contre tous les accords de ce type, pas seulement contre celui passé avec la Corée.

«La détérioration de la situation économique semble avoir un impact négatif sur la confiance du peuple vis-à-vis des ALE, créant ainsi une opposition croissante face aux pactes de libre-échange, notamment durant les récentes élections en Colombie», a analysé l’officiel. Le président colombien sortant, Juan Manuel Santos, a été réélu de justesse dimanche dernier.

«Les voix opposées aux ALE ont été de plus en plus fortes à ces élections, mais pas particulièrement contre l’ALE avec la Corée du Sud. Nous continuons à parler avec le gouvernement colombien à travers nos canaux diplomatiques pour appliquer au plus tôt l’ALE.»

Selon certains rapports, les dégâts possibles sur l’industrie automobile de la Colombie sont une des raisons de ce retard. Mais pour l’officiel coréen, cette industrie est quasi-inexistante dans ce pays d’Amérique latine.

L’accord prévoit, après son entrée en vigueur, l’élimination en Corée des droits d’importation pour 96,1% des produits colombiens sur 10 ans et la suppression en Colombie des taxes pour 96,7% des marchandises en provenance de la Corée pendant la même période.

Les exportations coréennes vers la Colombie concernent principalement des véhicules et pièces détachées automobiles, alors que le pays sud-américain vend à la Corée essentiellement du charbon et du café. Le volume du commerce bilatéral s’est élevé en 2013 à 1,55 milliard de dollars.

xb@yna.co.kr

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source: Yonhap