Le Kenya veut booster son commerce laitier grâce à la zone de libre-échange continentale africaine

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Agence Ecofin | 6 juin 2019

Le Kenya veut booster son commerce laitier grâce à la zone de libre-échange continentale africaine

(Agence Ecofin) — Au Kenya, l’exécutif compte profiter de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) pour développer ses exportations de produits laitiers. L’accord de la ZLECA est entré en vigueur le 30 mai dernier, après la ratification de 22 pays africains sur les 44 signataires.

Pour Harry Kimutai, Secrétaire principal à l’élevage, l’Afrique de l’Ouest figure en bonne place parmi les zones ciblées.

En effet, la zone occidentale importe majoritairement ses produits laitiers et les achats de lait écrémé et de lait en poudre devraient croître de 3% par an pour dépasser 300 000 tonnes d’ici 2025, d’après les prévisions de la FAO/OCDE sur la période 2016-2025.

Certains pays de la région comme le Liberia et le Nigeria ont déjà exprimé leur intérêt pour des produits laitiers kenyans de longue conservation, indique M. Kimutai.

En dehors des opportunités commerciales qu’elle offre, la ZLECA devrait également poser des défis de taille à la filière.

Selon Margaret Kibogy, directrice générale du Conseil laitier kenyan, le secteur devra notamment travailler à baisser ses coûts de production de 25 shillings/litre à 15 shillings/litre afin d’être compétitive sur le marché continental concurrentiel.

Pour rappel, le Kenya est le premier consommateur africain de lait avec 120 litres par habitant par an, un chiffre nettement au dessus de la moyenne continentale (37 litres) et celle mondiale (104 litres), d’après les données de la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Moins de 10% des produits laitiers échangés en Afrique proviennent des pays du continent.

Espoir Olodo

source: Agence Ecofin