ALENA: les chambres de commerce font front commun

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Réunis à Washington hier, les présidents des trois organisations - Perrin Beatty (photo), de la Chambre de commerce du Canada, Thomas Donohue, de la U.S. Chamber of Commerce, et Juan Pablo Castanon, de la Chambre de commerce du Mexique - ont confirmé leur alliance en pressant les dirigeants des pays signataires de l’ALENA de consolider cet accord si important pour la prospérité du continent en le modernisant le plus rapidement possible. (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

La Presse | 07 juin 2017

ALENA: les chambres de commerce font front commun

JOËL-DENIS BELLAVANCE
La Presse

Les chambres de commerce du Canada, des États-Unis et du Mexique unissent leurs efforts pour défendre l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) au moment même où le président américain Donald Trump menace de déchirer cette entente s’il ne peut la renégocier à l’avantage des États-Unis.

Réunis à Washington hier, les présidents des trois organisations - Perrin Beatty, de la Chambre de commerce du Canada, Thomas Donohue, de la U.S. Chamber of Commerce, et Juan Pablo Castanon, de la Chambre de commerce du Mexique - ont confirmé leur alliance en pressant les dirigeants des pays signataires de l’ALENA de consolider cet accord si important pour la prospérité du continent en le modernisant le plus rapidement possible.

En forgeant cette alliance, les trois organisations visent à parler « d’une seule voix » et à lancer une vaste offensive à l’échelle de l’Amérique du Nord afin de s’assurer que les acquis de l’ALENA soient protégés alors que les négociations doivent commencer à la fin d’août.

« Tout effort visant à moderniser l’ALENA ne doit pas miner la solide fondation qui existe déjà. En somme, nous ne devons pas causer des dommages. Nous ne devons pas perturber le 1,3 billion d’échanges commerciaux qui traversent nos frontières chaque année », affirment les dirigeants d’affaires dans une lettre commune de deux pages que La Presse a obtenue.

ALLER DE L’AVANT RAPIDEMENT

Ils estiment aussi essentiel que les trois signataires - le Canada, les États-Unis et le Mexique - demeurent partie prenante de toute entente modernisée.

Ils souhaitent d’ailleurs que les négociations aillent de l’avant le plus rapidement possible afin de mettre fin à l’incertitude qui plane sur l’avenir de l’ALENA.

« Les entreprises se portent bien quand l’avenir est clair et quand elles peuvent s’attaquer aux risques qui pointent à l’horizon. Toute incertitude qui persistera quant à l’avenir de l’ALENA ne peut que nuire à la croissance économique dans les trois pays », soutiennent-ils.

Enfin, ils pressent les gouvernements des trois pays de consulter adéquatement les gens d’affaires avant de faire quelque modification que ce soit à l’actuelle entente. « Nous sommes d’avis que le but premier doit être de protéger les dizaines de millions d’emplois et de revenus qui dépendent de cette entente dans les trois pays et de soutenir encore davantage la croissance et la compétitivité dans tout l’hémisphère », ont-ils affirmé.

source: La Presse