États-Unis-Australie

L’accord de libre-échange États-Unis-Australie (AUSFTA) a été signé le 18 mai 2004 et est entré en vigueur le 1er janvier 2005. Il s’agit d’un accord exhaustif comportant des chapitres sur l’accès des produits au marché, l’agriculture, les produits pharmaceutiques, les services transfrontaliers, les services financiers, le commerce électronique, l’investissement, les droits de propriété intellectuelle, les marchés publics, les politiques de concurrence, le travail, l’environnement et le règlement des différends.

Durant toutes les négociations, le contenu de l’accord s’est avéré problématique pour différents secteurs de part et d’autre du Pacifique. Les agriculteurs états-uniens ont réusssi à exclure le sucre de l’entente, mais se retrouveraient face à une nouvelle concurrence australienne en matière de produits laitiers. Le mouvement social d’opposition à cet accord a été très fort en Australie. La principale préoccupation concernait l’accès aux médicaments. En vertu de l’accord de libre-échange, l’Australie doit s’engager à renforcer les monopoles des compagnies pharmaceutiques américaines sur les brevets. Ce qui vient compromettre directement le Programme australien de soutien aux profits des compagnies pharmaceutiques (PBS).

L’accord de libre-échange est devenu un enjeu électoral majeur à la fin de 2004. Néanmoins, le premier ministre Howard a été réélu et s’est finalement entendu avec l’administration Bush sur le chapitre des produits pharmaceutiques à la fin de l’année, assurant ainsi l’entrée en vigueur de l’accord au début 2005.

Un an après l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange, un débat a éclaté en Australie concernant les concéquences de l’accord. Durant la première année, les exportations états-uniennes en Australie ont rapidement augmenté pendant que les exportations de l’Australie vers les États-Unis ont diminué. De plus, les compagnies pharmaceutiques états-uniennes étaient mécontentes des garanties limitées qui permettent à l’Australie de protéger son PBS et ont donc commencé à tenter de les faire tomber.

En 2007, l’Australie a enregistré un déficit commercial de 13,6 milliards$ avec les États-Unis, son plus grand déficit jamais atteint avec un partenaire commercial. Le National Institute of Economic and Industry Research estime que l’accord de libre-échange États-Unis-Australie pourrait coûter à l’Australie 50 milliards$ et 200 000 emplois.

dernière mise à jour : mai 2012


Voir plus

Voir moins